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Vêtements en fibres naturelles

Les fibres synthétiques, c’est bien, mais les fibres naturelles, c’est parfois mieux… pour qui veut garder sa conscience verte. Tour d’horizon de certaines fibres naturelles parmi les plus populaires, pour bien s’y retrouver.

Achat

Pourquoi choisir un vêtement en fibres naturelles plutôt que synthétiques? Pour certains, c’est d’abord et avant tout un choix écologique, puisque les tissus synthétiques sont souvent fabriqués à partir de dérivés du pétrole, en utilisant des méthodes très polluantes. Au contraire, le processus de fabrication des fibres naturelles engendre un moindre impact sur l’environnement, et les tissus qui en découlent sont biodégradables, voire recyclables.

Pour d’autres consommateurs, la préférence envers les fibres naturelles s’explique parce qu’elles sont pour la plupart non allergènes, ou encore parce qu’aucune ne se laisse imprégner par les odeurs corporelles, qu’elles soient d’origine végétale (coton, lin, chanvre, bambou…) ou animale (laine mérinos). En effet, les fibres synthétiques retiennent certaines bactéries qui provoquent des effluves peu agréables, tandis que les fibres naturelles les évacuent... naturellement. Même si certains vêtements synthétiques reçoivent un traitement antibactérien, leurs fibres finissent tôt ou tard par « mourir »… et par sentir.

Entre le coton et le bambou, cette dernière fibre est plus résistante et un peu plus douce que la première, et elle est surtout plus écologique puisque le bambou pousse naturellement et en abondance dans certaines régions du monde. En outre, ses racines profondes limitent l’érosion des sols, et il requiert moins d’eau pour arriver à maturité.

En revanche, tant le coton que le bambou nécessitent un traitement chimique pour être transformés en fibres prêtes à être tissées. On peut alors opter pour des fibres naturelles bio, élaborées sans produits chimiques, pesticides ou herbicides, et avec un minimum d’impact sur l’environnement.

Pour sa part, la laine mérinos donne droit à plusieurs des mêmes avantages que les tissus synthétiques (légèreté, respirabilité, pouvoir isolant, etc.) tout en étant durable et presque antistatique. En outre, un vêtement fabriqué en laine mérinos donne fière allure à celui qui le porte et il nécessite moins d’entretien, tout en étant fabriqué suivant des méthodes qui n’entraînent que peu de pollution.

Cela dit, entre le coton, le bambou et la laine, que choisir? Tout dépend des activités qu’on compte faire.

D’abord, si on pense pratiquer le plein air, le coton et le bambou sont à proscrire : tous deux ne font qu’absorber l’humidité et sèchent très lentement, ce qui entraîne un réel inconfort et, inévitablement la perte de chaleur corporelle, à moins de se balader en terrain tropical. En revanche, quand ces mêmes fibres entrent dans la composition de vêtements urbains, ils deviennent très confortables et agréables au contact de la peau.

Pour la pratique du plein air, la reine des fibres naturelles demeure la laine mérinos. Par beau temps, elle se porte comme vêtement principal, que ce soit en randonnée, en camping ou en montagne, car elle dispose d’un excellent pouvoir isolant. Très fine et très performante, elle laisse échapper l’humidité de la transpiration, mais elle conserve une partie de l’eau ainsi recueillie à l’intérieur des fibres. Comme l’eau est un meilleur conducteur de chaleur que l’air, elle ajoute au pouvoir isolant de la fibre, et contribue à garder le corps bien au chaud.

En revanche, la laine mérinos ne sèche pas rapidement et en cas de mauvais temps, elle perd tous ces avantages, hormis un certain pouvoir isolant. En outre, elle demeure coûteuse à l’achat et elle est surtout utilisée l’automne, bien qu’elle commence à gagner la faveur des pleinairistes estivaux.

Utilisation

Utiliser les vêtements de coton ou de bambou en ville, au quotidien, ou alors au campement, pour demeurer en tout confort après une journée de randonnée.

Enfiler les vêtements en laine mérinos comme vêtement principal pour toute activité de plein air par temps frais, dès lors qu’on est assuré de demeurer au sec. Sinon, par temps pluvieux, ce vêtement se porte très bien sous un vêtement imper-respirant, comme couche de base, auquel cas il redevient extrêmement performant.

Entretien

Les vêtements en coton et en bambou se lavent à la machine et peuvent être passés à la sécheuse, mais en suivant un minimum de précautions. Si certains vêtements sont prérétrécis, d’autres ne le sont pas et pourront alors perdre quelques millimètres, ici et là.

On peut laver la laine mérinos à la machine et la faire sécher à la sécheuse, sans qu’elle rétrécisse. Il faut cependant se garder d’avoir recours à des températures extrêmes, dans les deux cas. Cela dit, l’utilisation de la sécheuse est recommandée pour la laine : le frottement du vêtement contre le caisson intérieur a pour effet de retirer les petites boules de fibres qui se forment en surface, à la longue.